Cet artcile de Wikipedia est tellement bien que je n'ai pas voulu le dénaturer alors je vous le retranscrit comme tel:
La culture algérienne est riche, variée et très ancienne, chaque région , chaque ville ou oasis constitue un espace culturel particulier. La Kabylie,
les Aurès , l'Algérois, Haut-plateaux, la vallée du Mzab , le Gourara , le Hoggar , la Saoura sont chacune des région avec des particularités culturelles et parfois linguistiques.
Les premières manifestations culturelles sont vieilles de milliers d’années, tels les fascinants témoignages d’art rupestre du Tassili N’Ajjer, en passant par tous les beaux édifices érigé tout au long de l’histoire de ce pays, en arrivant à l’artisanat toujours très présent et richissime. L’art algérien reflète les chapitres d’histoire qu’a passé ce pays et les différente influences qu’il a eu.
Aujourd'hui, la majorité des Algériens sont arabophones dans une proportion de 72 %. Parmi les Arabophones, c'est l'arabe algérien qui dominent nettement avec 60 % de la population totale et 83,2 % des arabophones. Les autres arabophones parlent le hassaniyya (11,3 %), l'arabe marocain (0,4 %), l'arabe du Sahara (0,1 %), l'arabe égyptien, voire l'arabe irakien. Toutes les variétés d'arabe appartiennent au groupe sémitique de la famille chamito-sémitique. Mais tous les arabophones d'Algérie parlent l'arabe algérien pour communiquer entre eux. Autrement dit, à l'oral, c'est l'arabe algérien qui sert de langue véhiculaire, mais à l'écrit, c'est l'arabe classique.
L’arabe dialectal, appelé aussi wattani («l'arabe de la nation algérienne») ou darija («langue courante») ou encore maghribi, que l’on parle en Algérie est particulier. Dans sa forme actuelle, cet arabe algérien reflète les différentes étapes qu'il a vécues au cours de son histoire. Au point de vue lexical, on note la présence de mots berbères tels que aïreuj («passoire»), aghhtal («escargot»), asselwan («suie»), khemmal («nettoyer»), etc., et un grand nombre d'autres mots puisés dans le vocabulaire de l'agriculture, l'élevage et la toponymie. Des mots comme tebsi («assiette»), ma'adnous («persil»), braniya («aubergine»), boukraj («bouilloire»), etc., témoignent de l'influence du turc dans l'arabe algérien. Avant l'arrivée des Français, des mots espagnols sont entrés dans la langue, par exemple, fitchta («fête»), sberdina («espadrille»), bodjado («avocat»), kanasta («panier»), essekouila («école primaire»), etc.
Évidemment, le français a laissé un bon fonds lexical qui illustre la capacité d'adaptation de l'arabe algérien: funara («foulard»), tcheuzina («cuisine»), miziriya («misère»), zarata («il a déserté»), etc. Pour un Algérien, tous ces mots «étrangers» sont arabes au même titre que les mots cible (< allemand), bizarre (< espagnol), police (<italien), pédale (<italien), pingouin (<anglais), etc., semblent des mots bien français pour un francophone.
Le célèbre humoriste et comédien algérien, Mohamed Fellag, décrit ainsi sa langue: «L'algérien de la rue est une langue trilingue, un mélange de français, d'arabe et de kabyle.» Dans un entretien, il déclarait aussi:
C'est ma langue le mélange des trois langues, c'est ma langue; c'est ça que je parle naturellement, et elle est comprise naturellement, parce que le public est comme moi, que ce soit au marché, dans la rue, dans le bus ou dans les milieux scientifiques, les gens parlent comme ça! [...] Moi, je suis contre tous les purismes, je suis pour le mélange, je suis pour l'utilisation libre de toute contrainte. Je ne suis pas linguiste, mais je pense que c'est comme ça que les langues sont faites, en se mélangeant à d'autres langues. Travailler ces langues, ça m'amuse aussi; c'est riche, on s'adapte tout de suite; un mot qui manque en arabe dialectal, hop! on le prend au français et on le conjugue en arabe, on le triture et on en fait un mot. Un ami kabyle m'a raconté une discussion sur la langue qu'il a eue avec sa mère; il lui disait: tu sais en kabyle il y a beaucoup de mots arabe et français ; par exemple, jami, c'est du français, et sa mère qui lui dit: «jami de la vie», jami, c'est du kabyle, je l'ai toujours dit; elle l'avait intégré.
Mais l'arabe algérien n'est en général pas très prisé par le pouvoir. Il est souvent qualifié comme un «charabia» incapable de véhiculer une «culture supérieure». En 1993, le critique égyptien Taha Husain aurait écrit à propos de l'arabe algérien: «Le dialectal ne mérite pas le nom de langue et ne convient pas aux objectifs de la vie intellectuelle.» En général, les arabophones algériens n’ont aucun problème à communiquer avec ceux du Maroc, de la Tunisie ou de la Libye, mais il leur est plus malaisé de communiquer avec les arabophones de pays plus éloignés au Proche-Orient tels que la Syrie, l'Irak ou la Jordanie.
Quant à l'arabe classique, appelé aussi qawmi, seule une partie de la population (environ la moitié), celle qui est la plus scolarisée, a accès à cet arabe officiel appris à l'école et employé généralement comme langue seconde. L'Algérien moyen est souvent incapable de saisir le sens réel des informations radiophoniques ou télévisées diffusées en arabe officiel. Pour beaucoup d'Algériens, cet arabe écrit est artificiel à l'oral et ne correspond pas à leur véritable langue. L'humoriste Mohamed Fellag cite sa mère qui lui dit en entendant le président Bouteflika à la télé: «Il a l'air bien ce monsieur, mais c'est dommage qu'il ne parle pas l'arabe!»
Peinture
L’Algérie aura toujours été une source d’inspiration intarissable pour les différents peintres qui ont tenté
d’immortaliser la prodigieuse diversité des sites qu’elle offre et la profusion des facettes que transmet sa population, ce qui offre par exemple aux Orientalistes entre le XIXe et le
XXe siècles, une saisissante inspiration pour une très riche création artistique à l’image d’Eugène Delacroix avec son fameux tableau Femmes d'Alger dans leur appartement ou encore d’autres peintres de renommée mondiale à l’image de Pablo Picasso avec son tableau femmes d’Alger. De leur côté les peintres algériens à l’image de Mohamed Racim ou encore Baya ont tenté de faire revivre le prestigieux passé antérieur à la
colonisation française, en même temps qu’ils ont contribué à la sauvegarde des valeurs authentiques de l’Algérie. Dans cette lignée, Mohamed Temam et Mohamed Ranem ont également restitué à
travers cet art, des scènes de l’histoire du pays, les us et coutumes d’autrefois et la vie du terroir. De nouveaux courants artistiques emmenés notamment par M’Hamed Issiakhem et Bachir Yelles sont apparus également sur le paysage de la peinture algérienne, délaissant la peinture figurative classique
pour aller à la recherche de nouvelles voies picturales, avec le souci d’adapter la peinture algérienne aux nouvelles réalités du pays à travers son combat et ses aspirations.
Musique
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La musique chaâbi qui est un genre musical typiquement algérois qu'on a dérivé de la musique andalouse durant les années 1920, ce style se caractérise par des rythmes spécifiques et des Kacidate en arabe dialectal qui sont de longs poèmes tirés du terroir algérien. Le maître incontesté de cette musique demeure El Hadj M'Hamed El Anka.
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La musique classique algérienne dite andalouse est un style musical qui a été rapporté en Algérie par les réfugiés andalous ayant fui l'inquisition des rois chrétiens vers le XIe siècle, elle se développera considérablement dans les villes côtières du nord de l'Algérie. Cette musique se caractérise par une grande recherche technique et s'articule principalement sur 12 longues Noubate "suite", ses principaux instruments sont la mandoline, le violon, le Luth, la guitare, la Cithare, la flûte de roseau et le piano. Parmi les interprètes les plus remarqués il y a Bahdja Rahal, Nasserdine Chaouli, Nouri El Koufi ainsi que des troupes musicales comme El Mossilia, El Fakhardjia, Es Sendoussia et El-Andalous.
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La musique floklorique se distingue principalement par trois styles :
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La musique bédouine qui est caractérisée par les chants poétiques qu'interprètent les pasteurs nomades dans la région des hauts-plateaux, elle repose sur de longues kacida (Poèmes) à rime unique et au son monocorde de la flûte. En général cette musique s'articule sur des thèmes amoureux, religieux et épiques. Parmi les grands interprètes il y a Khelifi Ahmed, Abdelhamid Ababsa et Rahab Tahar.
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La musique kabyle qui repose sur un riche répertoire qui est fait de poésie et de très vieux contes transmis à travers des générations, grâce notamment à une tradition orale très ancestrale. Parmi les sujets que ces chansons abordent il y a l'exil, l'amour et la politique entre-autres. Les grands interprètes sont : Slimane Azem, Kamel Hamadi, Cherif Kheddam, Ait Menguellat, Idir, Massa Bouchafa.
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Musique chaouie qui est un style de la région des Aurès et Batna principalement. Très proche de la musique bédouine, elle se distingue cependant par son rythme plus soutenu ainsi qu'une plus grande présence d'instruments musicaux. Le pionnier incontesté de ce style est Aissa El Djermouni.
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La musique raï est un style typiquement de l'ouest algérien avec ses deux fiefs que sont Oran et Sidi Bel Abbes, Son évolution moderne fut amorçée durant les années 1970 lorsqu'il s'enrichit d'une instrumentation moderne à l'image de la guitare électrique, du synthétiseur et de la batterie, ce style fut aussi infleuncé par des musiques occidentales telles que le rock, le reggae et la funk. Mais ce qui allait lui donner un essor particulier, c'était l'arrivée sur la scène musicale d'interprètes de talent tels que Hadj Brahim dit Cheb Khaled, Raïna Raï, Cheb Mami ou encore Cheba Zahouania.
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La musique rap, Style relativement récent en Algérie, il connaît un essor appréciable avec l'émergence de groupes tels que MBS, Double canon, Intik ou encore Hamma Boys, les thèmes de cette musique s'ariculent généralement autour des fléaux sociaux et de l'amour.
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Théâtre
Les origines du théâtre algérien remontent au début du XXe siècle, à cette époque sans rayonnement important en raison notamment de la censure qu’exerçait la tutelle coloniale qui craignait notamment que les pièces ne dérivent vers des sujets d’ordre subversif, par conséquent les éternelles questions domestiques constituaient les thèmes principaux, mais qui étaient cependant loin de refléter la réalité socioculturelle des Algériens. À partir des années quarante, de grands noms du théâtre émergent tels que Mahiedine Bachtarzi, Rachid Ksentini, Bach Djarah, Mme Keltoum, ces figures allaient constituer le premier noyau de dramaturges algériens qui allaient accompagner de façon soutenue, le mouvement d’affranchissement qui s’est saisi du peuple algérien, puisque durant la Révolution algérienne, des troupes théâtrales faisaient des tournées à travers plusieurs pays du monde, dans le but de faire connaître le combat que menaient les Algériens contre la domination coloniale.
Après l’indépendance, le théâtre va suivre la même trajectoire que le cinéma. Cependant, l’avantage du théâtre a été d’être plus critique à l’égard de certaines transformations sociales, politiques et culturelles que connaissait la société algérienne ; animées par des dramaturges de talent à l’image de Kateb Yacine, ces pièces avaient pour thèmes dominants les principales préoccupations des Algériens face au changement de statuts et de mœurs. Par la suite, une nouvelle vague de jeunes comédiens et de dramaturges font leur apparition sur la scène théâtrale, cette épopée fut menée par des figures telles que Abdelkader Alloula, Azeddine Madjoubi, Benguettaf et Slimane Benaïssa. Leurs créations ont été nombreuses et souvent de bonne qualité, parmi les pièces connues il y a Bab El-Foutouh brillamment interprétée par Madjoubi et Lejouad, écrite et interprétée par Alloula,. De nos jours, l’activité théâtrale est marquée par des programmes de création locale et d’adaptation de pièces de grande renommée, l’Algérie dispose à ce titre d’un théâtre national, de sept théâtres régionaux et de nombreuses troupes dites de « théâtre amateur ».
Cinéma
A l'origine du cinéma algérien, il y a cette question des films « vrais », « authentiques », celle de l'équilibre fragile entre la nécessité de raconter la vraie vie du colonisé et le besoin de s'échapper du ghetto identitaire construit par l'histoire coloniale. Entre sentimentalisme exa cerbé et discours politiques, les premières histoires ont le mérite de rendre compte que les gens ne sont pas seulement en guerre contre un ordre ou soumis à lui, mais aussi se par lent et même se racontent des histoires personnelles. Dans les années 1970, Mohamed Lakhdar Hamina s'empare du thème avec Le Vent des Aurès, tourné en 1965, l'histoire d'un jeune qui ravitaille des maquisards, se fait arrêter, et que sa mère recherche désespérément dans les casernes, les bureaux, les camps d'inter nement. Décembre, sorti en salles en 1972, montre la capture de Si Ahmed et « interrogé » par les parachutistes français. Chronique des années de braise (palme d'or au festival de Cannes 1975) qui ne traite pas directement de la guerre d'indépendance, son récit s'ar rêtant à novembre 1954, alternent les scènes de genre (la misère de la vie paysanne) et recherche d'émotion portées par des personnages fragilisés (une famille emportée dans la tourmente de la vie coloniale).
Patrouille à l'Est d'Amar Laskri, (1972), Zone interdite d'Ahmed Lallem, (1972) ou L'Opium et le bâton, d'Ahmed Rachedi, sont autant de titres programmes qui, sur le front des images, dessinent le rapport que les autorités algérien nes veulent entretenir avec le « peuple en marche ». Le cinéma algérien examine, fouille alors dans le passé proche, mais il n'y a pas d'image première de référence. Tout est à reconstruire à partir de rien. Quelque chose relève ici de l'insolence des pionniers, ceux pour qui tout n'est que (re)commencement. Cette image sans passé (il n'y a rien sur les figures anciennes du nationalisme algérien, de Messali Hadj à Ferhat Abbas, ou de Abane Ramdane à Amirouche) cache peut être aussi la hantise de se voir dévoré par des ancê tres jugés archaïques. Ce cinéma décomplexé vis-à-vis d'aînés peut donc avancer rapide ment, et la production première de films sur la guerre d'indépendance est importante. L'absence de mélancolie apparaît comme une différence centrale avec les films français sur l'Algérie et la guerre, travaillés quelquefois par les remords, et la sensation permanente d'oubli.... Car il existe une perpétuelle sensation d'absence de films français de cinéma de fiction sur la guerre d'Algérie.
Tourisme
Le tourisme se développe surtout dans le Sahara (sud algérien)dans les oasis de Tamanrasset,Djanet.Le touriste pourra s'intéresser aux plus grand musée d'art rupestre au monde que constitue Ouargla et Tamanrasset. Au Nord,quelques ruines de l'époque romaine peuvent intéresser les touristes vers les wilayas cotières de Tipaza ou encore vers l'Est(sur la cote,toujours)le versant nord des Aurès. A Alger,on ne manquera pas de signaler la Casbah;patrimoine mondial classé par l'Unesco.
Religion
L'Algérie est essentiellement musulmane de rite malékite.
Bibliographie
(fr)
Aspects de la culture algérienne : problèmes et perspectives, Centre culturel algérien, Paris, 1986,
178 p.
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(fr) Claude Briand-Ponsart (dir.), Identités et culture dans l'Algérie antique (actes du colloque, Université de Rouen, 16 et 17 mai 2003), Publications des Universités de Rouen et du Havre, Mont-Saint-Aignan, 2005, 504 p. (ISBN 2-87775-391-3)
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(fr) Jean Déjeux, Culture algérienne dans les textes, Office des Publications Universitaires, Alger, 1983 (2e éd.), 166 p.
Discographie
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(fr) Algérie : le chaabi des grands maîtres, Institut du monde arabe, Paris ; Harmonia mundi, Arles, 2000
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(fr) Algérie : musique andalouse d'Alger, Institut du monde arabe, Paris ; Harmonia mundi, Arles, 2002
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(fr) Trésors de la musique algérienne, Institut du monde arabe, Paris ; Harmonia mundi, Arles, 2003
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(fr) Voie soufie, voix d'amour (Nassima), Institut du monde arabe, Paris ; Harmonia mundi, Arles, 2005
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(fr) Les chants de Taos Amrouche : chants berbères de Kabylie, Frémeaux & associés, Vincennes (Val-de-Marne) ; distrib. Socadisc, 2009 (5 CD)
(fr) Gnawa de Mostaganem : rituels de la Layla et du Moussem (collec. Henri Lecomte), Iris Music, Paris ; Harmonia Mundi, Arles, 2000
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