Jeanne Favret-Saada est célèbre pour son travail ethnographique sur la sorcellerie dans le bocage de Mayenne, publié en 1977 sous le titre Les mots, la mort, les sorts. Trente ans après, le charme n'est pas rompu : elle vient de publier Désorceler. Mais, sur le vaste terrain de sa carrière d'ethnologue, Jeanne Favret-Saada a aussi rencontré des paysans berbères, des psys, Max Weber, Salman Rushdie, des Papes et même quelques imams danois désireux de régir le village planétaire... Née dans une Tunisie colonisée, Jeanne Favret-Saada passe l'agrégation de philosophie à Paris - faute d'avoir pu faire les Beaux Arts, où sa famille craignait qu'elle perde sa virginité ! Sans religion, elle entre en ethnologie, et débute ses recherches ethnographiques dans l'Algérie en ébullition d'après l'indépendance. En Mai 68, elle est en France et restera ensuite longtemps dans le bocage mayennais, ensorcelée. A l'orée des années 1990, elle passe de l'anthropologie des thérapies à celle des blasphèmes et devient directrice d'études en sciences religieuses à l'EPHE. Résolument « féministe et laïque », Jeanne Favret-Saada a opéré, il y a quelques années, un retour historique sur la trace de l'antisémitisme catholique, et récemment mené une enquête à rebondissements autour des caricatures de Mahomet... Regardant en face les contradictions de notre jeune XXIe siècle, elle poursuit aujourd'hui son oeuvre - comme elle - engagée, corps et âme. BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE - « Relations de dépendance et manipulation de la violence en Kabylie », L'Homme, Volume 8, Numéro 4, 1968, p. 18-44. - Les Mots, la mort, les sorts : la sorcellerie dans le bocage, Gallimard, 1977. - « Rushdie et compagnie. Préalables à une anthropologie du blasphème », Ethnologie française, vol. 22, no 3, 1992, p. 251-260 - Algérie 1962-1964 : essais d'anthropologie politique, Saint-Denis, Bouchène, 2005 (Collection Intérieurs du Maghreb). - Comment produire une crise mondiale avec douze petits dessins, Paris, Les Prairies ordinaires, 2007. - Désorceler, L'Olivier, Paris, 2009. avec Josée Contreras - Le Christianisme et ses juifs : 1800-2000, Paris, Le Seuil, 2004.

Par Martin Quenehen Réalisation : Bruno Sourcis / Radio Culture

Le Mot de l'éditeur : Jeux d'ombres sur la scène de l'ONU

 

Un livre de combat. Jeux d’ombres sur la scène de l’ONU rapporte un épisode jusqu’ici ignoré de l’histoire de l’ONU : celui au cours duquel, de 1998 à 2001 (avant même le 11 septembre), l’organisation internationale a entrepris de transférer aux religions l’universalité de la Déclaration des droits de l’homme, et donc son autorité. L’ONU a décrété et construit, sur proposition du président Khatami, « l’Alliance des civilisations ». Cette « Alliance des civilisations » - c’est-à-dire des religions qui, dans le discours de Khatami, sont leur composant essentiel -, était censée enrayer le « clash des civilisations ».Un texte après l’autre, une réunion après l’autre, cet essai suit les avatars de cette étrange paix des religions. L’usage obstiné de la métonymie (« civilisation » pour « religion », et « religion » pour « islam politique ») permet à tous d’enrober l’enjeu politique du moment : trouver un arrangement avec les pays qui se proclament « musulmans ».Or nous sommes, aujourd’hui encore, pris dans le processus entamé en 1998. Cette promotion des « civilisations » tient lieu désormais de pensée politique en matière de relations internationales. Dans cet essai, Jeanne Favret-Saada s’adresse directement à nous, citoyens, titulaires de droits inaliénables, et nous obligent à nous demander si nous voulons participer à l’embaumement du cadavre de l’ONU. Ou pas.
Dans la même perspective, Jeanne Favret-Saada a publié Le Christianisme et ses juifs, 1800-2000 (avec Josée Contreras, 2004, Le Seuil), Comment produire une crise mondiale avec douze petits dessins (2007, Les Prairies ordinaires) et plusieurs articles dont, en 2009, « On y croit toujours plus qu’on ne croit. Sur le Manuel vaudou d’un Président », L’Homme, et « Un nain volant et sa dignité », penser/rêver 15.
Fnac.com


Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 11:00
 
..."Je les entends rire comme je râle je les vois dancer quand je succombe je ne pensais pas qu'on puisse autant s'amuser autour d'une tombe"!!!!!!...
 
..."Est-ce que ce monde est sérieux!?????????????"...

Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 11:52

Shahrukh Khan in My Name is Khan: First Look

Un cinéma indien qui reste attaché à ses codes tout en se faisant plus accessible aux autres cultures. C’est l’image que renvoie My Name is Khan de Karan Johar. Shah Rukh Kahn, demi-dieu à Bollywood, prête ses traits au héros de ce film, sorti en France ce mercredi, qui part en croisade dans l’Amérique post-11-Septembre pour faire savoir qu’islam ne rime pas avec terrorisme.

Des stars indiennes pour un film engagé et ouvert sur le monde

My Name is Khan est un film qui a gardé son identité bollywoodienne : long et attentif à la bande originale. Mais Johar a décidé de passer outre les scènes de danse dans ce road-movie. Car rencontrer l’homme le plus puissant de la planète n’est pas à la portée de tous. La première partie du long métrage, comme souvent dans les films indiens, installe avec force et détails l’intrigue dans un contexte. La seconde la développe. En filigrane, dans ce plaidoyer contre la discrimination dont sont victimes les musulmans depuis le drame du 11-Septembre, c’est surtout le droit à la différence qui est mis en avant. Ce thème est décliné au travers de la maladie du héros qui le rend indifférent aux codes du reste de l’humanité et lui confère une certaine innocence, la seule capable de lui donner l’élan qu’exige le combat dans lequel il s’est engagé. Pour donner de l’ampleur à son propos, Karan Johar le met en résonance avec la situation des Afro-Américains, une population qui est également discriminée et parfois laissée pour compte. My Name is Khan fait notamment allusion aux ravages de Katrina en Louisiane. On peut au passage saluer le génie créatif du scénariste Shibani Bathija qui a réussi à trouver l’équivalent indien d’un célèbre gospel américain.

Hors caméra, l’histoire de Mandira et de Rizvan fait quelque peu écho à celle de Shah Rukh Kahn (SRK), également co-producteur du film à travers sa maison de production Red Chillies Entertainment. Il est musulman et en 2009, il a vécu aux Etats-Unis, ce que vit son héros au début du film. Son patronyme musulman, selon lui, lui a valu quelques désagréments à l’aéroport de Newark (New Jersey). SRK a également épousé une hindoue, Gauri. Un mariage qui en a dérangé plus d’un en Inde et qui a valu au couple des menaces.

Les retournements de situation dans My Name is Khan n’ont rien à envier aux scénarios improbables d’Hollywood. A tel point que l’on peut se demander quelle industrie a inspiré l’autre. Mais l’interrogation est inutile, la première industrie du monde, et la troisième, Hollywood, rétrogradée par Nollywood (le cinéma nigérien) en 2009, utilisent bien évidemment les mêmes ficelles puisqu’elles font recette toutes les deux. A ceci près que les Indiens sont encore moins soucieux de crédibilité. Est-ce nécessaire dans un pays où la vocation première du cinéma est de faire rêver ? Faire réfléchir aussi, comme le montre My Name is Khan, mais le rêve prime. C’est ce postulat de départ qui fait de la dernière création de Karan Johar un bon film, en dépit des critiques (habituelles) qu’on pourrait lui opposer.

Article de afrique.com


Communauté : L'UNIVERS DE BOLLYWOOD
Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 10:12

Taïg Khris, ambassadeur Studio Line

http://www.blogtaigkhris.com/

Né à Alger le 27 juillet 1975 - né d'un père algérien et d'une mère grecque - il est spécialisé en rampe dont champion du monde de roller agressif français. De nationalité grecque mais ayant le plus souvent vécu en France, c'est pour cette dernière qu'il concourt dans les compétitions française. Son frère qui se prénomme Reda Eline Khris dit Lino Khris est lui-même artiste danseur de capoeïra. Taïg participe à l'émission de Koh Lanta 2010 pour la deuxième fois. Il est arrivé pratiquement au bout du jeu.

Attention sensation forte! Son dernier parie est de "ramper" la Tour Eiffel de puis le 1er étage:

Tout chuss! :):)

Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 14:08

"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits".
Pour rappeler que la dignité humaine est un droit universel et indivisible, Amnesty International nous présente Dignité : droits humains et pauvreté. Une expo engagée qui pointe du doigt les violations des droits fondamentaux. Et elles sont nombreuses.
Depuis 50 ans, Amnesty s’emploie à redonner à chacun le respect auquel il a droit. L’exposition, présentée à l’Hôtel de Ville de Paris, s’appuie sur des reportages photos initiés par feu l'agence L’Œil Public. Les 150 clichés offrent un panorama révoltant de la pauvreté, de l’insécurité et de la répression qui sévissent dans le monde.
Voici une sélection de clichés alarmants à découvrir jusqu’au 3 juillet à l’Hôtel de Ville de Paris.
A ne pas manquer :
les rencontre-débats autour de la campagne "Exigeons la dignité". Le 1er, 15, 21 et 22 juin.
A lire :
Dignité, droits humains et pauvreté, publié par Textuel et Pauvres en droits par Irene Khan, publié par Max Milo
A visiter :
le site www.expo-dignite.com

 

Source: aufeminin.com

Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 14:02

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