J'adresse cette page à mon ami journaliste Pierre Cormon qui sort son troisième ouvrage et je voulais par amitié lui dédié un espace sur mon blog.

 

Pierre a fait ses premières armes dans le métier en 1992, comme collaborateur externe du Nouveau Quotidien. Après une parenthèse de trois ans comme délégué du Comité International de la Croix-Rouge en Afrique et au Moyen-Orient, il est entré au Journal de Genève et Gazette de Lausanne en 1996. Après la disparition de ce titre, il est devenu correspondant à Genève de La Liberté de Fribourg. Il a rejoint Entreprise romande en février 2000.
Il a publié une Brève histoire de la Fédération des entreprises romandes Genève. Pierre a étudié et travaillé au Moyen Orient pendant plusieurs années. Il est par ailleurs l'auteur de trois ouvrages : Le Génie de l'aubergine et autres contes loufoques (1997, rééd, 2005), Les mémoires de Satan (2005) et le dernier paru la semaine dernière Le Traître.

Le Traitre:

Un Européen installé au Caire se laisse entrainer dans le conflit Israléo-Palestinien. Un roman sur les racines du terrorisme, l'engagement politique et l'impossibilité d'enfermer la réalité dans des shémas moraux.

Continue Pierre! On est fier de toi!!!!

 

 


Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 13:17
Ferial Baba Aissa
Férial Baba Aissa de Kabylie est une artiste de talent (à la retraite), elle est pionnière en Algérie dans la peinture sur ordinateur, appelée peinture numérique ou art digital. Elle exerce sa passion sur Alger.
 
Victime insassiable de la curiosite(Andre Putman) l'artiste est toujours à la recherche de l'impalpable. Donner une vision exacte de son epoque dans un monde en pleine mutation ,demande des moyens nouveaux tel l'ordinateur. Cet instrument polyvalent aux ressources infinies, pourquoi ne pas l'adapter aux necessites du moment pour creer une nouvelle forme d'art (que je revendique d'ailleurs haut et fort) Cette nouvelle approche de la couleur des formes comme dans la composition de l'abstrait, reflete bien l'etat des hommes d'aujourd'hui. Dans le contexte actuel L'art contemporain etant le miroir de notre epoque integrons ce nouveau support dans nos recherches creatives.

Galerie de Férial Baba AissaGalerie de Férial Baba Aissa
Galerie de Férial Baba Aissa Galerie de Férial Baba Aissa
Férial Baba Aissa, spécialiste de l'art digitalGalerie de Férial Baba Aissa

 

 

Site web : http://www.artmajeur.com/babaaissa/


Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 16:50

Aznavour Ambassadeur d'Arménie en Suisse

lefigaro.fr (avec AFP)
13/02/2009 |
Charles Aznavour. (Aubert/Le Figaro)
Charles Aznavour. (Aubert/Le Figaro)

À 84 ans, le chanteur qui bénéfice de la citoyenneté arménienne depuis fin 2008, donne un nouveau tournant à sa carrière.

«C'est un grand honneur que l'Arménie me fait en me proposant d'être son ambassadeur (...) en Suisse», a annoncé jeudi Charles Aznavour. «D'abord, j'avais des doutes (...), ensuite j'ai pensé que ce qui est important pour l'Arménie doit être important pour nous tous. Et j'ai accepté la proposition avec plaisir et joie», a-t-il ajouté, dans une interview à la télévision de cette ex-république soviétique du Caucase.

Agé de 84 ans, le chanteur a entretenu toute sa vie des liens étroits avec la terre de ses ancêtres.

Né à Paris de parents arméniens, il avait fondé en 1988 le comité «Aznavour pour l'Arménie» pour collecter des fonds après le tremblement de terre qui avait dévasté le nord du pays et coûté la vie à environ 25.000 personnes.

 «Héros national»

 Aznavourian, de son vrai nom, s'était rendu sur place et avait écrit le texte de la chanson humanitaire «Pour toi Arménie». Elle a été enregistrée début 1989 avec 90 artistes et s'est vendue à plus d'un million d'exemplaires.

Par la suite, Charles Aznavour a été nommé ambassadeur permanent en Arménie par l'Unesco.

Pour ses 80 ans, Aznavour avait été nommé en 2004 «héros national» de l'Arménie par le président de l'époque, Robert Kotcharian. Depuis 2001, une place d'Erevan porte son nom, avec une statue à son effigie.

En décembre 2008, le chef de l'Etat arménien, Serge Sarkissian, lui a conféré la citoyenneté arménienne.

 

 

 


Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 12:53

Ressources & Actualisation s'engage pour soutenir Lutt'Opie.

Bruno Lallement en mission humanitaire avec l'association caritative Lutt'Opie crée par Anthony Blanc le frère de la chanteuse Olivia Ruiz.

 Rencontre entre Bruno Lallement et Anthony Blanc:

anthony-et-bruno.jpg
Pour un projet humanitaire:

ah-30.jpg
C'est le début d'une aventure au Burkina Faso ...

Qui laissera des images inoubliables d'un peuple étonnant et de rencontres merveilleuses.

Des moments d'échanges et de partages, des rires et des joies, des découvertes toutes plus enrichissantes les unes que les autres.

Ici le diaporama de quelques images prises là-bas (deplacez la souris dessus sans cliquer) ►

Bruno Lallement raconte :

Un jour j'ai vu un reportage très émouvant à la télévision qui parlait d'un jeune africain qui se débrouillait avec des moyens complètement dérisoirs pour scolariser les enfants de son village.

Dans mon for intérieur je me suis dit que c'était le genre d'initiative qu'il fallait soutenir et je me suis mis à rêver d'aller là-bas pour aider ces jeunes africains

Ce qui m'a frappé c'est que ce jeune agissait parce qu'il fallait le faire, sans colère, sans agressivité sans la moindre plainte ou revendication.

cyril-lichan.jpg
Cyril Lychan

Une étonnante synchronicité

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque 2 jours après ce reportage télé un journaliste de France 3, Cyril Lychan, me téléphone pour me parler d'un projet et il en profita pour me demander si moi j'en avais un. Spontanément je lui ai parlé de ce reportage que j'ai vu à la télévision. Il me dit aussitôt qu'il pouvait me mettre en contact avec quelqu'un qui aidait les africains.

C'est comme ça que j'ai rencontré Anthony Blanc, le frère de la chanteuse Olivia Ruiz.

Nous nous sommes rencontrés à Paris en compagnie de son ami Burkinabé Abidine Ouari, il m'a parlé de son projet de reconstruction d'une école à Diapaga au Burkina Faso.

Spontanément sans réfléchir je lui ai cédé les droits d'auteur de mon livre pour qu'il finance son projet. La confiance a été immédiate.

C'est le genre de rencontre où l'on sent tout de suite à qui l'on a à faire. Plus tard, le temps passé en la compagnie d'Anthony n'a fait que me renforcer dans ce sentiment.

C'est quelqu'un qui ne calcule pas, il sent que c'est par là qu'il faut aller et il y va. Toute ma vie j'ai fonctionné ainsi et si parfois cela m'a valu bien des déboires, en contrepartie cela m'a ouvert grand le chemin sur une vie riche et épanouissante. Je me suis un peu retrouvé en lui.

Plus tard pour nous aider, Olivia Ruiz a accepté de donner son avis sur mon livre et d'y apporter son témoignage qui désormais se trouve sur le 4ème de couverture. Voir livre de développement personnel

 olivia-ruiz-et-bruno-lallement.jpg
Et c'est comme ça que je me suis retrouvé au Burkina Faso en février 2010.

Moi qui ne connaissait pas du tout l'Afrique, moi qui n'avait jamais envisagé y aller un jour, sous un soleil cuisant, parfois avec plus de 40°, je marchais dans les rues (ou plutôt les chemins poussiéreux) de Diapaga à la rencontre de ce "peuple intègre".

Je ne sais pourquoi mais rapidement j'ai aimé ces gens, leur façon d'être, de vivre. Je me sentais chez moi, simplement.

Ils semblaient si joyeux alors qu'ils vivent dans une extrême pauvreté, nous semblons si tristes et si déprimés alors que nous avons tout et même plus que nécessaire. Je n'ai pas perçu le moindre stress, la moindre déprime, j'y ai ressenti au contraire de la gentillesse, une grande disponibilité. Naturellement certains de leurs comportements peuvent nous faire bondir, nous occidentaux. Mais en réalité leur perception est  différente de la nôtre.
afrique-1.jpg

Ne serait-ce que la notion de temps. Tout s'y déroule différemment, comme si le temps n'avait pas vraiment d'importance et s'ils vous disent demain, cela peut tout aussi bien vouloir dire "un jour".

J'aurais pu dire avant que je n'aimais pas l'Afrique, parce que comme la plupart d'entre nous je n'avais que le regard des journalistes, des reportages vus à la télévision. Comment aimer un peuple que l'on a jamais rencontré, avec qui l'on a rien partagé, c'est impossible.

Avec eux, contrairement à chez nous où la grande majorité se protège, à la limite de la paranoïa, là-bas tout le monde communique, je ne me suis jamais senti seul et quand je suis ici je pense à là-bas et lorsque je suis là-bas, je ne pense jamais à ici.

Il y a d'autres peuples à voir, tout aussi riches et merveilleux, mais une chose est certaine, nous avons perdu quelque chose en route car ce qui est frappant lorsque l'on rentre en France c'est cette aggressivité exprimée ou non, ce stress constant. Les gens ne prennent pas le temps, et comme disait un vieux guichetier que j'ai rencontré un jour dans un bureau de poste qui s'adressait à une dame pressée par le temps "Madame si on ne prend pas le temps, on ne l'a jamais".

Ce peuple m'a rappelé quelque chose de fondamental que je m'efforce de vivre au quotidien depuis mon plus jeune âge : "Prendre le temps pour vivre chaque instant". Parce que l'empressement engendre la tension, le stress et l'agressivité et forcément l'inefficacité que nous redoutons tant en voulant être si pressé.

Un proverbe tibétain dit que "Lorsque l'on fait rapidement, rapidement, on obtient lentement, lentement. Et lorsque l'on fait lentement, lentement, on obtient rapidement, rapidement"

J'ai rencontré des gens très pauvres, d'autres très riches et quelle que soit la position dans la société, il est évident que le bonheur ne dépend pas des conditions extérieures mais avant tout de notre état d'esprit. C'est cela justement qui crée de la richesse (extérieure ou intérieure) parce qu'un riche peut rester très pauvre en esprit. Si la richesse extérieure ne nous donne pas les moyens de nous élever spirituellement, cette richesse là est vaine.

Hommage à l'équipe présente sur place

anthony.jpgKarine MoralèsAdrien GuinotMartin

Mais je ne pourrais pas finir cette page sans parler de l'équipe avec qui j'ai partagé mon séjour à Diapaga ; Anthony, Karin, Adrien, Martin. Je salue leur dévouement, leurs efforts, leur initiative, mais aussi leurs qualités humaines ; leur gentillesse et leur disponibilité. Tous aussi méritant l'un que l'autre dans cette cause de toute évidence plus humaine encore qu'humanitaire.

100% de l'argent que je leur ai apporté a été utilisée pour ce projet sans le moindre gachi, avec le souci constant de ne pas dépenser plus que nécessaire.

J'ai apprécié leur compagnie aussi rafraichissante qu'enrichissante.

Personnellement j'ai trouvé bien plus de bonheur à investir de l'argent dans un tel projet que dans une belle voiture, le bonheur ressenti est autrement incomparable.

Merci à tous ceux qui directement et indirectement ont participé à cette formidable aventure humaine; je pense bien sûr à toute l'équipe de Lutt'Opie, à Olivia Ruiz, à mes amis et tous les clients qui m'ont accordé leur confiance en achetant mes livres et mes cours.


Bruno Lallement


Communauté : Voyage...destination...Evasion
Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 17:22

 

 

Cet artcile de Wikipedia est tellement bien que je n'ai pas voulu le dénaturer alors je vous le retranscrit comme tel:

La culture algérienne est riche, variée et très ancienne, chaque région , chaque ville ou oasis constitue un espace culturel particulier. La Kabylie, les Aurès , l'Algérois, Haut-plateaux, la vallée du Mzab , le Gourara , le Hoggar , la Saoura sont chacune des région avec des particularités culturelles et parfois linguistiques.

Les premières manifestations culturelles sont vieilles de milliers d’années, tels les fascinants témoignages d’art rupestre du Tassili N’Ajjer, en passant par tous les beaux édifices érigé tout au long de l’histoire de ce pays, en arrivant à l’artisanat toujours très présent et richissime. L’art algérien reflète les chapitres d’histoire qu’a passé ce pays et les différente influences qu’il a eu.

Aujourd'hui, la majorité des Algériens sont arabophones dans une proportion de 72 %. Parmi les Arabophones, c'est l'arabe algérien qui dominent nettement avec 60 % de la population totale et 83,2 % des arabophones. Les autres arabophones parlent le hassaniyya (11,3 %), l'arabe marocain (0,4 %), l'arabe du Sahara (0,1 %), l'arabe égyptien, voire l'arabe irakien. Toutes les variétés d'arabe appartiennent au groupe sémitique de la famille chamito-sémitique. Mais tous les arabophones d'Algérie parlent l'arabe algérien pour communiquer entre eux. Autrement dit, à l'oral, c'est l'arabe algérien qui sert de langue véhiculaire, mais à l'écrit, c'est l'arabe classique.

L’arabe dialectal, appelé aussi wattani («l'arabe de la nation algérienne») ou darija («langue courante») ou encore maghribi, que l’on parle en Algérie est particulier. Dans sa forme actuelle, cet arabe algérien reflète les différentes étapes qu'il a vécues au cours de son histoire. Au point de vue lexical, on note la présence de mots berbères tels que aïreuj («passoire»), aghhtal («escargot»), asselwan («suie»), khemmal («nettoyer»), etc., et un grand nombre d'autres mots puisés dans le vocabulaire de l'agriculture, l'élevage et la toponymie. Des mots comme tebsi («assiette»), ma'adnous («persil»), braniya («aubergine»), boukraj («bouilloire»), etc., témoignent de l'influence du turc dans l'arabe algérien. Avant l'arrivée des Français, des mots espagnols sont entrés dans la langue, par exemple, fitchta («fête»), sberdina («espadrille»), bodjado («avocat»), kanasta («panier»), essekouila («école primaire»), etc.

Évidemment, le français a laissé un bon fonds lexical qui illustre la capacité d'adaptation de l'arabe algérien: funara («foulard»), tcheuzina («cuisine»), miziriya («misère»), zarata («il a déserté»), etc. Pour un Algérien, tous ces mots «étrangers» sont arabes au même titre que les mots cible (< allemand), bizarre (< espagnol), police (<italien), pédale (<italien), pingouin (<anglais), etc., semblent des mots bien français pour un francophone.

Le célèbre humoriste et comédien algérien, Mohamed Fellag, décrit ainsi sa langue: «L'algérien de la rue est une langue trilingue, un mélange de français, d'arabe et de kabyle.» Dans un entretien, il déclarait aussi:

C'est ma langue le mélange des trois langues, c'est ma langue; c'est ça que je parle naturellement, et elle est comprise naturellement, parce que le public est comme moi, que ce soit au marché, dans la rue, dans le bus ou dans les milieux scientifiques, les gens parlent comme ça! [...] Moi, je suis contre tous les purismes, je suis pour le mélange, je suis pour l'utilisation libre de toute contrainte. Je ne suis pas linguiste, mais je pense que c'est comme ça que les langues sont faites, en se mélangeant à d'autres langues. Travailler ces langues, ça m'amuse aussi; c'est riche, on s'adapte tout de suite; un mot qui manque en arabe dialectal, hop! on le prend au français et on le conjugue en arabe, on le triture et on en fait un mot. Un ami kabyle m'a raconté une discussion sur la langue qu'il a eue avec sa mère; il lui disait: tu sais en kabyle il y a beaucoup de mots arabe et français ; par exemple, jami, c'est du français, et sa mère qui lui dit: «jami de la vie», jami, c'est du kabyle, je l'ai toujours dit; elle l'avait intégré.

Mais l'arabe algérien n'est en général pas très prisé par le pouvoir. Il est souvent qualifié comme un «charabia» incapable de véhiculer une «culture supérieure». En 1993, le critique égyptien Taha Husain aurait écrit à propos de l'arabe algérien: «Le dialectal ne mérite pas le nom de langue et ne convient pas aux objectifs de la vie intellectuelle.» En général, les arabophones algériens n’ont aucun problème à communiquer avec ceux du Maroc, de la Tunisie ou de la Libye, mais il leur est plus malaisé de communiquer avec les arabophones de pays plus éloignés au Proche-Orient tels que la Syrie, l'Irak ou la Jordanie.

Quant à l'arabe classique, appelé aussi qawmi, seule une partie de la population (environ la moitié), celle qui est la plus scolarisée, a accès à cet arabe officiel appris à l'école et employé généralement comme langue seconde. L'Algérien moyen est souvent incapable de saisir le sens réel des informations radiophoniques ou télévisées diffusées en arabe officiel. Pour beaucoup d'Algériens, cet arabe écrit est artificiel à l'oral et ne correspond pas à leur véritable langue. L'humoriste Mohamed Fellag cite sa mère qui lui dit en entendant le président Bouteflika à la télé: «Il a l'air bien ce monsieur, mais c'est dommage qu'il ne parle pas l'arabe!»

Peinture

Article détaillé : Peinture algérienne contemporaine.

L’Algérie aura toujours été une source d’inspiration intarissable pour les différents peintres qui ont tenté d’immortaliser la prodigieuse diversité des sites qu’elle offre et la profusion des facettes que transmet sa population, ce qui offre par exemple aux Orientalistes entre le XIXe et le XXe siècles, une saisissante inspiration pour une très riche création artistique à l’image d’Eugène Delacroix avec son fameux tableau Femmes d'Alger dans leur appartement ou encore d’autres peintres de renommée mondiale à l’image de Pablo Picasso avec son tableau femmes d’Alger. De leur côté les peintres algériens à l’image de Mohamed Racim ou encore Baya ont tenté de faire revivre le prestigieux passé antérieur à la colonisation française, en même temps qu’ils ont contribué à la sauvegarde des valeurs authentiques de l’Algérie. Dans cette lignée, Mohamed Temam et Mohamed Ranem ont également restitué à travers cet art, des scènes de l’histoire du pays, les us et coutumes d’autrefois et la vie du terroir. De nouveaux courants artistiques emmenés notamment par M’Hamed Issiakhem et Bachir Yelles sont apparus également sur le paysage de la peinture algérienne, délaissant la peinture figurative classique pour aller à la recherche de nouvelles voies picturales, avec le souci d’adapter la peinture algérienne aux nouvelles réalités du pays à travers son combat et ses aspirations.

Musique

La musique algérienne est un parfait reflet de la grande diversité culturelle qui caractérise ce vaste pays, les répertoires musicaux se distinguent par une profusion de styles tels que :
  • La musique chaâbi qui est un genre musical typiquement algérois qu'on a dérivé de la musique andalouse durant les années 1920, ce style se caractérise par des rythmes spécifiques et des Kacidate en arabe dialectal qui sont de longs poèmes tirés du terroir algérien. Le maître incontesté de cette musique demeure El Hadj M'Hamed El Anka.
  • La musique floklorique se distingue principalement par trois styles :
    • La musique bédouine qui est caractérisée par les chants poétiques qu'interprètent les pasteurs nomades dans la région des hauts-plateaux, elle repose sur de longues kacida (Poèmes) à rime unique et au son monocorde de la flûte. En général cette musique s'articule sur des thèmes amoureux, religieux et épiques. Parmi les grands interprètes il y a Khelifi Ahmed, Abdelhamid Ababsa et Rahab Tahar.
    • La musique kabyle qui repose sur un riche répertoire qui est fait de poésie et de très vieux contes transmis à travers des générations, grâce notamment à une tradition orale très ancestrale. Parmi les sujets que ces chansons abordent il y a l'exil, l'amour et la politique entre-autres. Les grands interprètes sont : Slimane Azem, Kamel Hamadi, Cherif Kheddam, Ait Menguellat, Idir, Massa Bouchafa.
    • Musique chaouie qui est un style de la région des Aurès et Batna principalement. Très proche de la musique bédouine, elle se distingue cependant par son rythme plus soutenu ainsi qu'une plus grande présence d'instruments musicaux. Le pionnier incontesté de ce style est Aissa El Djermouni.
  • La musique moderne se décline sous plusieurs facettes :
    • La musique raï est un style typiquement de l'ouest algérien avec ses deux fiefs que sont Oran et Sidi Bel Abbes, Son évolution moderne fut amorçée durant les années 1970 lorsqu'il s'enrichit d'une instrumentation moderne à l'image de la guitare électrique, du synthétiseur et de la batterie, ce style fut aussi infleuncé par des musiques occidentales telles que le rock, le reggae et la funk. Mais ce qui allait lui donner un essor particulier, c'était l'arrivée sur la scène musicale d'interprètes de talent tels que Hadj Brahim dit Cheb Khaled, Raïna Raï, Cheb Mami ou encore Cheba Zahouania.
    • La musique rap, Style relativement récent en Algérie, il connaît un essor appréciable avec l'émergence de groupes tels que MBS, Double canon, Intik ou encore Hamma Boys, les thèmes de cette musique s'ariculent généralement autour des fléaux sociaux et de l'amour.

 

Théâtre

Les origines du théâtre algérien remontent au début du XXe siècle, à cette époque sans rayonnement important en raison notamment de la censure qu’exerçait la tutelle coloniale qui craignait notamment que les pièces ne dérivent vers des sujets d’ordre subversif, par conséquent les éternelles questions domestiques constituaient les thèmes principaux, mais qui étaient cependant loin de refléter la réalité socioculturelle des Algériens. À partir des années quarante, de grands noms du théâtre émergent tels que Mahiedine Bachtarzi, Rachid Ksentini, Bach Djarah, Mme Keltoum, ces figures allaient constituer le premier noyau de dramaturges algériens qui allaient accompagner de façon soutenue, le mouvement d’affranchissement qui s’est saisi du peuple algérien, puisque durant la Révolution algérienne, des troupes théâtrales faisaient des tournées à travers plusieurs pays du monde, dans le but de faire connaître le combat que menaient les Algériens contre la domination coloniale.

Après l’indépendance, le théâtre va suivre la même trajectoire que le cinéma. Cependant, l’avantage du théâtre a été d’être plus critique à l’égard de certaines transformations sociales, politiques et culturelles que connaissait la société algérienne ; animées par des dramaturges de talent à l’image de Kateb Yacine, ces pièces avaient pour thèmes dominants les principales préoccupations des Algériens face au changement de statuts et de mœurs. Par la suite, une nouvelle vague de jeunes comédiens et de dramaturges font leur apparition sur la scène théâtrale, cette épopée fut menée par des figures telles que Abdelkader Alloula, Azeddine Madjoubi, Benguettaf et Slimane Benaïssa. Leurs créations ont été nombreuses et souvent de bonne qualité, parmi les pièces connues il y a Bab El-Foutouh brillamment interprétée par Madjoubi et Lejouad, écrite et interprétée par Alloula,. De nos jours, l’activité théâtrale est marquée par des programmes de création locale et d’adaptation de pièces de grande renommée, l’Algérie dispose à ce titre d’un théâtre national, de sept théâtres régionaux et de nombreuses troupes dites de « théâtre amateur ».

 

Cinéma

Commençons par le cinéma algérien qui naît, essentiellement, après l'indépendance des années 1960. Pendant la guerre, par l'absence d'image du côté des Algériens, comparée à celle des images officielles de l'armée française, est signi ficative du déséquilibre du conflit entre les armées régulières d'un Etat puissant, et des maquisards. Les films militants, tournés du côté algérien, de René Vautier (L'Algérie en flemme) ou Yann Le Masson (J'ai 8 ans) sont soumis à la censure officielle et ne sont pas distribués en salles. Après l'indépendance de 1962, se voulant en rupture avec le cinéma colonial pour qui « l'indigène » apparaissait comme un être muet, évoluant dans des décors et des situations « exotiques », le cinéma algérien témoigne d'abord d'une volonté d'existence de l'Etat nation. Les nouvelles images correspondent au désir d'affirmation d'une identité nouvelle. Elles se déploient d'abord dans le registre de la propagande, puis, progressivement, dévoi lent des « sujets » de société.

A l'origine du cinéma algérien, il y a cette question des films « vrais », « authentiques », celle de l'équilibre fragile entre la nécessité de raconter la vraie vie du colonisé et le besoin de s'échapper du ghetto identitaire construit par l'histoire coloniale. Entre sentimentalisme exa cerbé et discours politiques, les premières histoires ont le mérite de rendre compte que les gens ne sont pas seulement en guerre contre un ordre ou soumis à lui, mais aussi se par lent et même se racontent des histoires personnelles. Dans les années 1970, Mohamed Lakhdar Hamina s'empare du thème avec Le Vent des Aurès, tourné en 1965, l'histoire d'un jeune qui ravitaille des maquisards, se fait arrêter, et que sa mère recherche désespérément dans les casernes, les bureaux, les camps d'inter nement. Décembre, sorti en salles en 1972, montre la capture de Si Ahmed et « interrogé » par les parachutistes français. Chronique des années de braise (palme d'or au festival de Cannes 1975) qui ne traite pas directement de la guerre d'indépendance, son récit s'ar rêtant à novembre 1954, alternent les scènes de genre (la misère de la vie paysanne) et recherche d'émotion portées par des personnages fragilisés (une famille emportée dans la tourmente de la vie coloniale).

Patrouille à l'Est d'Amar Laskri, (1972), Zone interdite d'Ahmed Lallem, (1972) ou L'Opium et le bâton, d'Ahmed Rachedi, sont autant de titres programmes qui, sur le front des images, dessinent le rapport que les autorités algérien nes veulent entretenir avec le « peuple en marche ». Le cinéma algérien examine, fouille alors dans le passé proche, mais il n'y a pas d'image première de référence. Tout est à reconstruire à partir de rien. Quelque chose relève ici de l'insolence des pionniers, ceux pour qui tout n'est que (re)commencement. Cette image sans passé (il n'y a rien sur les figures anciennes du nationalisme algérien, de Messali Hadj à Ferhat Abbas, ou de Abane Ramdane à Amirouche) cache peut être aussi la hantise de se voir dévoré par des ancê tres jugés archaïques. Ce cinéma décomplexé vis-à-vis d'aînés peut donc avancer rapide ment, et la production première de films sur la guerre d'indépendance est importante. L'absence de mélancolie apparaît comme une différence centrale avec les films français sur l'Algérie et la guerre, travaillés quelquefois par les remords, et la sensation permanente d'oubli.... Car il existe une perpétuelle sensation d'absence de films français de cinéma de fiction sur la guerre d'Algérie.

 

Tourisme

Le tourisme se développe surtout dans le Sahara (sud algérien)dans les oasis de Tamanrasset,Djanet.Le touriste pourra s'intéresser aux plus grand musée d'art rupestre au monde que constitue Ouargla et Tamanrasset. Au Nord,quelques ruines de l'époque romaine peuvent intéresser les touristes vers les wilayas cotières de Tipaza ou encore vers l'Est(sur la cote,toujours)le versant nord des Aurès. A Alger,on ne manquera pas de signaler la Casbah;patrimoine mondial classé par l'Unesco.

 

Religion

L'Algérie est essentiellement musulmane de rite malékite.

Bibliographie
(fr) Aspects de la culture algérienne : problèmes et perspectives, Centre culturel algérien, Paris, 1986, 178 p.

  • (fr) Claude Briand-Ponsart (dir.), Identités et culture dans l'Algérie antique (actes du colloque, Université de Rouen, 16 et 17 mai 2003), Publications des Universités de Rouen et du Havre, Mont-Saint-Aignan, 2005, 504 p. (ISBN 2-87775-391-3)
  • (fr) Jean Déjeux, Culture algérienne dans les textes, Office des Publications Universitaires, Alger, 1983 (2e éd.), 166 p.

 

Discographie

  • (fr) Algérie : le chaabi des grands maîtres, Institut du monde arabe, Paris ; Harmonia mundi, Arles, 2000
  • (fr) Algérie : musique andalouse d'Alger, Institut du monde arabe, Paris ; Harmonia mundi, Arles, 2002
  • (fr) Trésors de la musique algérienne, Institut du monde arabe, Paris ; Harmonia mundi, Arles, 2003
  • (fr) Voie soufie, voix d'amour (Nassima), Institut du monde arabe, Paris ; Harmonia mundi, Arles, 2005
  • (fr) Les chants de Taos Amrouche : chants berbères de Kabylie, Frémeaux & associés, Vincennes (Val-de-Marne) ; distrib. Socadisc, 2009 (5 CD)


(fr) Gnawa de Mostaganem : rituels de la Layla et du Moussem (collec. Henri Lecomte), Iris Music, Paris ; Harmonia Mundi, Arles, 2000


Communauté : Voyage...destination...Evasion
Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 12:02

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