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Voilà le moment de l'année que je préfère. Le mois du don de soi, pour les autres, et bien entendu, pour Dieu: Le
Ramadan.
Il est très difficile pour certaines personnes non-Musulmanes de comprendre ce que nous nous infligeons (d'après leur terme) tout au long du mois saint. Le fait de se priver de bonnes choses pour
finallement rien du tout. Ils nomment ceci de la barbarie (remarquer je suis bèrbère :-) ).
Je vais tenter de vous faire partager mon vécu et mes sentiments de ce mois divin, comme un vrai journal intime. Laissez-moi tout d'abord vous dire un mot sur le Ramadan.
Il ne suffit pas, comme le croient certains, et je le rapelle aux fourbes et aux hypocrites, de se priver d'eau, de nourriture, d'actes charnels; mais bel et bien de se sustenter spirituellement.
De laisser de côté le superficiel et la médisance. Il s'agit de partage et de don de soi. De s'ouvrir au monde avec une vision plus juste, plus réelle, plus...fraternelle. Avis aux méchants.
http://www.chez.com/30jours/ramadan.html
Le jêune procure un état de bien-être et de satisfaction de soi. Le corp et l'esprit se fait léger; léger de souillures. C'est physiologique, chimique, biologique,
SPIRITUEL.
Il nous met en phase avec nos croyances, et nous ouvre des perspectives diverses.
En contradiction avec mes propos, cette année de jeûne, je vous l'avoue sans tabous, n'a pas été très lucrative pour mon salut. Je n'ai pas récolté beaucoup de Hassana (bon point divin). Je n'ai
pas ressentie de sensations de bien-être ou d'euphorie car je ne me suis pas investie totalement dans cet engagement religieu.
Philosophiquement je n'étais pas avec Dieu. Je ne pensais qu'à des choses futiles ou en tous cas à des choses qui n'avait pas grand rapport avec de l'altruisme. Mes pensées philanthropiques
furent bien effacées par une goutte d'égocentrisme, et d'un soupçon de lâcheté.
J'ai démissioné. J'ai été faible. Je me suis laissée envahir par mon goût "du scrutage de l'homme". Tous ces hypocrites, ces "faux-joueurs", ces "je m'enfoutistes" ont eus raison de moi, ils ont
empoisonné ma sphère de vie.
Lorsque mes collègues (des non-Musulmans) me posaient des questions sur le "pourquoi du comment" de mon jeûne je n'ai pas eue cette fougue habituelle qui me lançait dans des explications
religieuses interminable, mais cohérentes et fascinantes. Ce n'étaient plus des récits que je débitais. Non. Juste des faits. Sans passion.
Que dire! Je ne me sentais plus moi-même en phase avec mes croyances. Non que je ne crois plus en Dieu (Elstakhfillalah) mais en l'homme. Je n'ai plus le même espoir sur le genre humain
Musulmans. Nous sommes très fort pour critiquer la philosophie de vie de nos voisins, mais sommes très susceptible à des critiques qui nous visent.
Durant ce mois Saint je n'ai pas eue d'exemple de bonté, de foi, de pardon. Nous étions tous centrés sur notre propre nombrile. Voilà pourquoi les "jeûneurs" de cette années ont trouvé difficile
la soumission à Dieu.
J'attend de voir le Ramadan prochain.
Heureusement que j'ai connu la religion avant de connaître le Musulman!
Dis moi Dieu qu'as-tu prévus pour tes infidèles?... Aïe!
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